Mieux vivre le confinement

Le déconfinement s’organisera à partir du 11 mai prochain. En attendant, lisez notre article sur le confinement, pour mieux le vivre.
 

Mieux vivre le confinement

 

Le confinement nous oblige à mettre en avant notre endogroupe premier qu’est celui de la « famille » aux dépens mais surtout en priorité par rapport à nos autres endogroupes (amical, travail, associatif). Cela est dû à notre propre réaction neurocognitive. Une réaction d’une partie de notre cerveau, le reptilien, dont la fonction première est de maintenir un certain équilibre biologique voire de survie, de la famille.

Dans une période de confinement, cela se traduit par le fait que nous devions construire un espace commun à la famille dans lequel les activités de chacun-e doivent trouver leur place. Il devient cependant parfois difficile pour l’ensemble de l’endogroupe familial de pouvoir conjuguer activités de travail, travail scolaire et vie de famille, voire les trois à la fois.

 

Se construire des cadres et des repères

Dans cet espace de confinement familial il nous faut construire des cadres et des repères afin que chacun-e des membres de l’endogroupe familial trouve sa place pour que le groupe n’implose pas.

En ce qui concerne le cadre. Chacun des membres doit être conscient des limites spatio-temporelles des uns et des autres. Il devient alors primordial d’établir et de communiquer ensemble sur les limites des espaces de travail de chacun-e (espace de télétravail pour les adultes, espace d’étude pour les enfants) et de temps de travail des uns et des autres (créneaux horaires nécessaires). Le but pour l’ensemble étant de pouvoir évoluer dans un cadre commun et agréable à chacun-e. Cela passe donc par la responsabilisation des uns et des autres dans le confinement et ce à tous les niveaux, même pour les plus petits.

 

En ce qui concerne les repères. Chacun des membres doit pouvoir se retrouver autour de repères afin de mieux vivre le confinement. Des actions communes, localisées dans le temps et l’espace sont donc prises. Par exemple, les activités de cuisine peuvent faire l’objet d’un travail en commun chaque soir où petits et grands apporteront leur grain au plat qui sera ensuite partagé. Autre exemple, la famille se retrouve chaque soir à 20h00 pour applaudir nos soignants et personnels qui sont en première ligne pendant cette épidémie. Ou encore des séances de jeux en commun. Pour les plus petits il s’agira ici de pouvoir vivre le confinement comme un événement positif, donc moins contraignant.

 

 

Un temps pour soi, pour chacun

Enfin, le droit à la déconnexion de chaque membre de l’endogroupe familial est primordial afin de bien vivre le confinement. Chacun-e des membres d’une même famille doit s’octroyer des moments de déconnexion pour soi. Il est primordial pour la vie de l’endogroupe familial que chacun-e des membres ne se laisse pas submerger par les tâches qui incombent à l’ensemble.

Par exemple, un adulte qui doit gérer ses journées et jongler entre vie professionnelle, vie scolaire (devenir instituteur) et vie familiale devra obligatoirement s’octroyer un moment pour soi, d’une à deux heures par jour consacré à une activité permettant de s’évader (ex : jardinage, lecture, repos). Les membres d’une même famille devront donc faire attention à ce que chacun-e puisse jouir de ce temps personnel et libre (une respiration dans l’emploi du temps de chacun-e et de la vie de l’ensemble). Ceci peut se décider collégialement et être défini comme étant un cadre et un repère de votre confinement (chapitre précédent).

 

 

Se faire accompagner

Si vous en ressentez le besoin, des spécialistes restent à votre écoute pendant la période de confinement (psychothérapeute, psychologue). N’hésitez pas à les contacter et faites attention aux diverses propositions farfelues d’accompagnements qui fleurissent ici et là.

 

Nous vous conseillons CovidÉcoute.

Il s’agit d’un service gratuit proposé à toute personne en proie à une détresse psychologique liée à l’épidémie de Covid-19 et au confinement

CovidÉcoute

 

 

 

Cet article a été rédigé par David Mazure

Certifié ICPF – Consultant Formateur Confirmé (5 à 10 d’expérience) en management, communication et qualité de vie au travail. Cette certification est reconnue par le Conseil National de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelles – (CNEFOP).

Cursus de formation à l’Université de Strasbourg – Diplôme d’université en Psychologie de l’Homme au travail (qualité de vie au travail, bien-être et risques psychosociaux).

 

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